actualités mars 2011

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BIOETHIQUE:

L'avenir prometteur de la recherche sur les cellules souches adultes:

Alors que certains tentent de persuader l'opnion publique du caractère absolument indispensable de la recherhce sur les cellules souches embryonnaires par une réticence dolosive à avouer les succès sur les cellules souches adultes, des scientifiques de la clinique d'ophtalmologie de l'hôpital de Cambridge sont parvenus à améliorer la vue de rats en greffant sur les nerfs optiques endommagés des cellules souches issues de la moelle osseuse. Les cellules souches injectées aident les cellules du nerf optique à ne pas dégénérer davantage et réparent les dommages causés permettant une amélioration de la vue. Les chercheurs espèrent commencer des essais sur l'homme d'ici 5 ans.

CJCE :Le début de la fin pour les recherches sur les cellules souches embryonnaires ?

Mi-mars, la Cour de justice de l'Union européenne a rendu public un avis de son procureur Yves Bot qui conclut, le 10 mars, que «  même si cela n'implique pas la destruction directe d'embryon, les techniques qui exploitent les lignées de CSE ne peuvent pas faire l'objet d'un brevet parce que cela se rapproche d'une utilisation industrielle des embryons humains et serait contraire à l'éthique et la politique publique […]  »

L'IGAS veut accroître les dons d'ovocytes

Plutôt que de remettre en cause cette pratique, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) souhaite amplifier le don d’ovocytes en recensant les leviers organisationnels susceptibles d’êtres mobilisés pour diversifier le recrutement des donneuses «spontanées». À cette fin, la mission recommande d’autoriser sans tarder la vitrification ovocytaire, énième aggravation dans la désormais longue histoire de l’instrumentalisation de la procréation par la technique.


ETATS-UNIS:

Triste record :

Le pourcentage des avortements est proprement effroyable à New York : 41% des grossesses se terminent par un avortement !  D’après les statistiques officielles du département de la Santé publique de New York pour 2008, la ville a enregistré cette année-là 55 391 décès (toutes causes confondues : de la mort naturelle à l’homicide en passant par les accidents ou les maladies), mais 82 475 avortements (qui ne sont, évidemment, pas comptabilisés dans les “décès” par la ville de New York). Les êtres humains morts des suites d’un avortement à New York représentent donc 149 % des décès causés par une autre raison ! Magré ce constat, les campagnes d'affichage dénonçant le nombre d'avortements continuent d'être refusées par les afficheurs ou font l'objet d'arrachage systématique.(sources : le Salon Beige)

Un planning familial pourtant menacé

La Chambre de Représentants du 112ème Congrès a voté à une large majorité  un amendement  supprimant toute subvention fédérale à Planned Parenthood jusqu’au moins le 30 septembre prochain (fin de l’année fiscale 2011).

 Le gouvernement fédéral lui avait accordé en 2010 une subvention de 350 millions de $. Bien que la loi fédérale interdise le financement direct d’organisations qui procurent l’avortement à la demande, les subventions fédérales à Planned Parenthood sont réparties par cet organisme à ses nombreuses officines.La question désormais posée est de savoir si le Sénat suivra la Chambre basse dans l’adoption de cet amendement."

 

EUROPE

Vers la reconnaissance du syndrome post-avortement:

L'institut européen de bioéthique a publié un dossier sur les conséquences psychologiques de l'avortement .On y lit notamment :

« Aider les personnes présentant des souffrances psychologiques à la suite d’un avortement volontaire consiste à en reconnaître sa dure réalité et les menaces pesant sur tous les membres de la famille. Le docteur Clerget conclut son livre ainsi : « Il s’agit, au vu de la fréquence de ces interruptions, d’un véritable problème de santé publique qui n’est pas suffisamment, loin s’en faut, pris en considération.». « Il est interpellant de constater que les autorités maintiennent le déni de la souffrance objective et proposent de rester dans le statu quo ... » « Au nom du principe de précaution, que l’Union européenne et les gouvernements européens mettent fréquemment en avant, ne devrions-nous pas exiger des instances politiques et de santé de reconnaître ce problème de santé publique et de financer des études scientifiques pour comprendre ce qui est en jeu et, surtout, développer des thérapies pour les femmes et les témoins ou acteurs de cette perte... »En France, à l’occasion du colloque intitulé "Les nouveaux enjeux de l’IVG", organisé le 7 mars 2011 par le laboratoire Nordic Pharma, principal distributeur de la pilule abortive RU 486, La Vie publie une interview de Sophie Marinopoulos. Cette psychanalyste plaide "pour une prise en charge de la douleur psychique".

Face à l'importance de l'avortement, on annonce une proposition de loi pour rendre gratuite la pilule contraceptive

Trente-cinq ans après le vote de la loi Veil, autorisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG), où en est-on ? C’est la question qui a été posée lors d’un débat, lundi 7 mars, sur «Les nouveaux enjeux de l’IVG en 2011», coordonné par le professeur Israël Nisand, responsable du pôle de gynécologie obstétrique du CHU de Strasbourg. «Un renforcement du dispositif d’information sur la contraception permettrait de limiter le recours à l’IVG en France», souligne M. Nisand. Car aujourd’hui, si l’IVG et la pilule du lendemain sont gratuites et anonymes pour les jeunes filles, la pilule contraceptive ne l’est pas, sauf en passant par le Planning familial. Bérangère Poletti [photo], députée (UMP)des Ardennes, devrait faire une proposition de loi dans ce sens prochainement."