BRUXELLES: Marche pour la Vie : 22 avril 2018

Compte-rendu de la marche (rédigé par Paul Ginoux Defermon- responsable des relations internationales)

Comme les années précédentes, le point de rendez-vous était en ce lieu symbolique du Mont des Arts, tout près de la Grande Place, un quartier envahi de très nombreux touristes.

Les allocutions en français ou en flamand ont abordé les problématiques du respect de la Vie surtout avant la naissance mais aussi tout au long de la vie.

Ainsi une musicienne, Melle Audrey Aymeri, a pu témoigner avec beaucoup d’émotion de sa vie avec son jeune frère trisomique et notamment de toute la joie qu’il manifestait en entendant sa sœur jouer de la musique classique.

Une députée de langue flamande, membre de la Commission d'évaluation de la loi dépénalisant l'interruption volontaire de grossesse, s’est plainte que celle-ci n'existe plus que virtuellement faute d’un nombre de membres suffisant ; de ce fait les statistiques disponibles relatives à l’avortement ne lui sont plus fournies depuis 2011 et ne sont donc plus publiées. Au départ, une rose blanche ainsi que des panneaux ont été remis à chaque marcheur.

Le parcours un peu allongé par rapport aux années précédentes traversait le centre historique de la ville pour aboutir au monument aux morts des deux guerres mondiales juste à côté du Palais de Justice.

Parmi les quelque 2 000 marcheurs selon les organisateurs il y avait beaucoup plus de prêtres en soutane et en clergyman que les années précédentes et quelques religieuses.

Je n’étais pas seul  Français, car de nombreux compatriotes résidant à Bruxelles étaient dans les rangs et un petit nombre était aussi venu de France. Une trentaine de manifestants d’un collectif pro-avortement baptisé « Haricots rouges » se sont couchés sur la chaussée peu après le départ du cortège arrêtant celui-ci. La police très présente les a déplacés et entourés. Au passage du cortège, des roses ont été offertes aux contre-manifestants, mais celles-ci ont été renvoyées rageusement. Plusieurs opposants ont été interpellés. Ce collectif pro-avortement demande le retrait de l'avortement du code pénal, le renoncement au délai de réflexion obligatoire, l'abandon du projet de loi visant à octroyer une personnalité juridique aux enfants mort-nés et la gratuité de l'ensemble des moyens de contraception. 

La porte-parole de la Marche, Constance du Bus, interrogée par la presse, a confirmé l’opposition du mouvement pro-vie à la sortie de l’avortement du code pénal et à la suppression du délai de réflexion de 8 jours. A l’arrivée au terme de la marche, les roses blanches ont été symboliquement déposées devant le Palais de Justice. Le discours final a été prononcé par notre compatriote et ami Emile Duport, fondateur du mouvement « Les survivants » dans son style très personnel sur le thème de l’engagement. Mr Jean-Paul Pinon, représentait le mouvement « We citizens » , mouvement qui analyse les positions des hommes politiques. Un électeur peut en fournissant à « We Citizens »  ses propres options politiques recevoir en retour les noms des hommes politiques qui lui sont les plus proches.

En conclusion, la participation à cette marche a contribué  à resserrer les liens avec de nombreux amis fidèles, puisque chaque année un car conduit par Mr Jean-Bernard André Dumont - dont l’épouse Marie Courtoy et les enfants sont très actifs dans la marche belge- vient à Paris pour notre marche.

Une nouvelle importante : le mouvement pro Vie autrichien organise pour la première fois une marche nationale pour la Vie à Vienne Décidément et nous ne pouvons que nous réjouir : la Marche pour la Vie, créée en 2005, a fait des petits depuis !

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