COP 21 : Répondre aux étonnantes revendications écologiques du Planning familial

A l’occasion de la conférence sur le climat, le planning familial a publié un communiqué demandant que les « droits des femmes », particulièrement les « droits sexuels et reproductifs » soient « au centre des négociations ».[...]

Le planning familial a toujours milité pour la réduction de la population mondiale, de préférence dans les pays en développement. Cette pensée exprime la volonté de maîtriser, à l’échelle de la planète, les conditions de la vie et de l’évolution de l’espèce humaine. C’est une pensée directement issue de celle de Malthus.[...]

Ce sont souvent les mêmes personnes et institutions qui ont successivement adopté ces discours, dont la finalité première demeure : accroître la maîtrise des conditions de la vie et de l’évolution de l’espèce humaine en la gérant comme une espèce animale.[...]

Aujourd’hui, le thème du dérèglement climatique, présenté de façon tout aussi dramatique que le fut celui de la surpopulation, a des qualités plus grandes encore pour soutenir une action politique universelle d’envergure, car il met en cause le plus grand « bien commun » universel.[...]

La planète doit être considérée en priorité par rapport aux besoins de l’homme, ces besoins devant être compris dans une vision responsable à long terme.[...]

Aujourd’hui, globalement, le discours s’est assagi [...] Même le planning familial a modifié ses éléments de langage. Il emploie à présent celui des « droits » pour promouvoir un « accès facilité aux services de planification familiale » tout en se démarquant, dans son récent communiqué à l’occasion de la COP 21, de la politique malthusienne des pays du Nord, dont elle est pourtant l’un des plus fidèles et efficaces serviteurs.

Financée majoritairement par des subventions publiques des pays anglo-saxons, du Japon et des Nations unies, la Fédération Internationale du Planning Familial avait pour objectif en 2014 de pratiquer 4,9 millions d’avortements. Son action en matière de contraception et de stérilisation n’est pas quantifiée. 85% des personnes dont l’IPPF se charge de réduire la fécondité sont pauvres et issues de milieux vulnérables.

Le budget total de l’IPPF en 2014 était de 137,6 millions de dollars, dont 60 % étaient affectés à l’Afrique et à l’Asie du Sud. Le communiqué du planning familial ne fait qu’actualiser la présentation des arguments en faveur du contrôle démographique en les adaptant aux préoccupations et aux mentalités actuelles.

Tiré de Gènéthique, pour lire l'intégralité de l'article:

http://www.genethique.org/fr/cop-21-repondre-aux-etonnantes-revendications-ecologiques-du-planning-familial-64508.html#.VmAJ6r9mpzW

 

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