CR de l AG de choisir la vie en Isere le 4 fevrier 2017

CR de l'AG de CHOISIR LA VIE-ISÈRE à Grenoble le 4 février 2017
 
I.  « COOPÉRATEURS DE LA VÉRITÉ », exposé par M l'Abbé NICOLET :
 
 Notre société est très influencée par trois « maîtres de soupçon », ennemis de la Vérité unique, transcendante, révélée. Il s'agit de FREUD, MARX et NIETZSCHE. Or, la Vérité nous vient de Dieu par le CHRIST, contre le pluralisme et le relativisme. La Vérité universelle et transcendante, c'est la Personne vivante du Christ, vrai homme et vrai Dieu. Les mauvais esprits divisent, l'Esprit de Dieu unifie toujours. Dans l'homme, l'âme est unie au corps, alors que le transhumanisme voudrait échapper au corps. Les non-croyants vivent en dehors de la Vérité révélée, qui est une et indivisible. Le chrétien doit suivre le Christ et toujours agir avec le divin Maître pour défendre la Vie et la Vérité avec charité, car la vie est un don de Dieu qu'il faut accompagner, aider et aimer.
 
II. « QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LA FAMILLE » par le Père SLIWA :
 
 La loi naturelle, inscrite dans le coeur de tout homme par le Créateur, « exprime le sens moral originel qui permet à l'homme de discerner par la raison ce que sont le bien et le mal, la vérité et le monsonge (... Elle) montre à l'homme la voie à suivre pour pratiquer le bien et atteindre sa fin. (... Elle) est exposée en ses principaux préceptes dans le Décalogue. » (Catéchisme de l'Église catholique, aux no. 1950-1960).
 Dans (les no.  56, 63, 94 sqq.) de son encyclique Veritatis splendor, saint Jean-Paul II dit que la conscience est le sanctuaire intérieur où l'homme rencontre Dieu. La conscience reçoit de Dieu la vérité. Benoît XVI développe ce thème dans son Discours aux participants du Congrès international sur la loi morale naturelle, organisé par l'Université du Latran le 12 février 2007 : La loi naturelle est, en définitive, le seul rempart valable contre l'abus de pouvoir ou les pièges de la manipulation idéologique. La connaissance de cette loi inscrite dans le cœur de l'homme croît avec le développement de la conscience morale.(...) Aucune loi faite par les hommes ne peut donc renverser la norme écrite par le Créateur, sans que la société ne soit dramatiquement blessée dans ce qui constitue son fondement même. L'oublier signifierait fragiliser la famille, pénaliser les enfants et rendre précaire l'avenir de la société. »
 L'homme doit chercher la vérité, reconnaître le bien et combattre l'aveuglement spirituel. Le manque d'enseignement moral et spirituel des jeunes générations les laisse sans repères, alors que la conscience morale doit être formée et a besoin de mûrir ! Attention aux relativisme et au subjectivisme dans tout ce qui nous est proposé.
 
III. L'ASSOCIATION AGAPA présentée par Elisabeth BALLERINI :
 
 Depuis 1994, les accompagnantes formés par AGAPA écoutent, accompagnent et soulagent le deuil anté- ou périnatal chez la femme ou l'homme après une grossesse qui n'a pas abouti. La souffrance doit pouvoir s'exprimer pour qu'on puisse être pacifié et réconcilié avec soi-même et avec les autres, puis retrouver la confiance en soi. Les fondateurs et les bénévoles d'AGAPA sont chrétiens et se basent sur la miséricorde et la tendresse de Dieu pour proposer un accompagnement individuel à des personnes de toute croyance. À la fin des séances, un parcours de pardon en Église est proposé. L'association dispose de 24 antennes en France et fait aussi de l'écoute téléphonique.  Contact :www.agapa.fr, 01 40 45 06 36
 
IV. L'ACTUALITÉ DE LA VIE EN FRANCE, par Cécile Edel, présidente nationale de Choisir la Vie :
 
  Des lois de plus en plus permissives votées en France depuis 2014 déshumanisent la femme et l'enfant, banalisent et favorisent l'avortement, en font un simple moyen de contraception, de plus en plus utilisé par des lycéennes. L'idéologie de la surpopulation et le mensonge inspirent nos gouvernants, comme Laurence Rossignol, la ministre des Droits des femmes, qui a dit devant l'Assemblée nationale le 26 janvier dernier : «une femme qui avorte n'interrompt pas une vie». Sur le site officiel ivg.gouv.net, le gynécologue Philippe Faucher prétend : "La majorité des études scientifiques sérieuses qui ont été publiées sur le sujet montrent qu’il n’y a pas de séquelle à long terme psychologique de l’avortement. Il n’y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement."  Et on peut lire : " Méfiez-vous de la désinformation sur l’IVG" , alors que chaque patient a le droit d'être informé des risques que comporte toute intervention chirurgicale.
 En Pologne, en Italie et en Allemagne, le nombre d'avortements est en baisse constante depuis l'an 2000.  Les « Interruptions Médicales de Grossesse » jusqu'au neuvième mois n'entrent même pas dans les statistiques françaises de l'avortement, qui dépasse toujours les 220 000 cas par an. Et pourtant, les chiffres d’un sondage IFOP de septembre 2016 qui en disent long:
72% des français pensent que la société devrait faire plus pour éviter le recours à l’IVG aux femmes
89 % pensent que l’IVG laisse des traces psychologiques difficiles à vivre
 
V. L'AVORTEMENT DANS LE MONDE, par Angelika de Poncharra, fondatrice de Choisir la Vie-Isère :
 
 Les forces du mal et leurs serviteurs ont imposé l'avortement sur quatre des cinq continents et font pression sur l'Afrique, par des conditions accompagnant l'aide économique et par 400 ONG, afin que ce dernier continent accepte aussi l'avortement.
 Le non-respect de la vie est lié aux croyances et cultures : l'athéisme, le communisme, le bouddhisme et l'hindouisme favorisent le meurtre d'enfants avant et après leur naissance, l'islam le tolère pendant les deux ou trois premiers mois de la gestation et l'impose pour des enfants conçus hors mariage, les communautés issues de la Réforme (sauf les Évangéliques) acceptent l'avortement au nom de « la liberté de la femme », les Églises catholiques et orthodoxes l'interdisent, même si beaucoup de fidèles l'acceptent, voire le font pratiquer sur elles ou leurs filles. Les pays de l'Europe de l'Ouest acceptent tous l'avortement, les pays les plus libéraux (GB, Suède, Pays-Bas) vont jusqu'à tuer des bébés sains et viables, et même l'Irlande catholique et Malte ont récemment cédé aux pressions de l'Europe et acceptent l'avortement dans certains cas.
 Le Pérou a fait honte à tous les pays riches, avec plus de 750 000 marcheurs pour la vie à Lima en 2016, derrière des évêques, prêtres et religieuses. Des sectes d'Amérique du Nord déploient des moyens financiers colossaux pour imposer le meurtre d'enfants sans défense en Amérique latine.
 Aux États-Unis, marqués par le malthusianisme et l'évolutionisme, Margaret Sanger a prôné la contraception et l'eugénisme  pour limiter le nombre des noirs, des immigrés (cath.) et des pauvres dès 1914   et fondé en 1921 le Planning familial, la plus grosse machine de mort pour l'enfant à naître dans le monde. Après la découverte du trafic d'organes de bébés avortés, le nouveau président Trump vient de lui couper les subventions colossales de l'État (137 milliards de dollars en vingt ans), et le vice-président Mike Pence était l'un des 700 000 marcheurs pour la vie à Washington le 27 janvier 2017. Grâce à beaucoup de prières, de marches avec des cardinaux, évêques et prêtres en tête, par des peines de prison pour entrave à l'avortement, par des jeûnes prolongés (Forty Days for Life) et le travail de sites comme Life Site News, la majorité des Américains est aujourd'hui pro-vie, et les collégiens et lycéens gardent de plus en plus fréquemment la virginité jusqu'au mariage. Il y a donc de l'espoir !
 L'Asie, par contre, montre ce qui attend le monde si nous ne réagissons pas : avortement sélectif et infanticide des petites filles, stérilisation forcée des deux parents, car dans ces cultures, la femme n'a aucune dignité inhérente, coûte cher à cause de la dot, disparaîtra dans sa belle-famille et n'est que l'esclave, et l'esclave sexuelle, de l'homme. En Chine, 330 millions d'avortements, surtout de filles, ont été déclarés officiellement entre 1971 et 2010, 30 % des femmes sont aujourd'hui stérilisées, et il manque 60 millions de femmes aussi bien en Chine qu'en Inde. Conséquences de ce mépris de la femme : des avortements à répétition jusqu'à l'éventuelle naissance d'un fils ; malnutrition et maltraitance des filles, dont la mortalité est élevée ; violence, viols, viols en groupe ; vieillissement de la population ; mépris de toute vie ; importation massive de Thaïlandaises en Chine pour servir d'esclaves sexuelles à plusieurs hommes ; possibilité de migrations massives et de guerres... La Chine détient le record mondial des suicides des femmes.
  L'avortement séléctif des filles se pratique depuis une vingtaine d'années dans les pays sous influence musulmane de l'Europe du Sud-est (Albanie, Kosovo, Macédoine, Monténégro). Avec le prétendu « droit à l'avortement », nos féministes préparent des lendemains terribles pour les femmes.
(voir Grégor PUPPINCK, Droit et prévention de l'avortement en Europe, coll. Libre propos 2016, et le site de Women's Rights Without Frontiers concernant la Chine)
 
 
 
 
 

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