SPECIAL ESPAGNE

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Début 2014, le courageux ministre de la Justice espagnol Alberto Ruiz-Gallardón propose une loi restreignant le droit à l'avortement en tentant d'équilibrer le droit des femmes et le droit de l'enfant à naître, ceci conformément au programme de campagne de Mariano Rajoy.

Mais les pressions à l'intérieur et à l'exterieur de l'Espagne, au mépris du principe de souveraineneté nationale, se multiplient pour empêcher le vote définitif de la loi, d'autant que le processus législatif est ici curieusement très long, le premier ministre Mariano Rajoy ne semblant pas pressé d'adopter cette loi qui pourrait créer un précédent en Europe. L'Espagne serait en effet le  1er pays à revenir sur les loi proIVG votées dans toute l'Europe à partir des années 70.

En ce jour (14 sept 2014) où la presse espagnole annonce un possible retrait du projet de loi, CLV fait le point sur ce dossier emblématique de la difficulté des associations proVie à infléchir un processus législatif favorable à l'avortement. Est-ce que la marche pour la vie espagnole du 21 sept renforcera la détermination du gouvernement et permettra l'adoption définitive du projet de loi Gallardon ? Voir http://choisirlavie.fr/mplv-madrid-21-septembre. L'association CLV réitère donc son soutien au ministre de la justice espagnol.

Nous ajoutons à ce dossier une remarquable analyse juridique produite par l'ECLJ : Source : http://eclj.org/pdf/analysis-of-the-new-spanish-abortion-draft-bill-ECLJ...

Et nous renvoyons aussi vers cet article tiré du site Liberté Politique qui analyse bien les tenants et les aboutissants du projet de loi espagnol.
En synthèse :

  • le projet de loi espagnol respecte "la jurisprudence de la cours européenne des droits de l'homme", car pour l'instant en droit internantional, la notion de droit à l'avortement n'existe pas.
  • il s'agit pour les militants provie de promouvoir une "approche multilatérale de l'IVG". Ce qui signifie qu'en plus des droits de la femme, les droits de l'enfant à naître doivent être pris en compte.
  • le principe de réalité s'oppose au concept de droit à l'avortement, puisque le foetus ou l'embryon existent bel et bien
  • L'avortement ne peut être considéré comme un droit strictement privé puisque "il pose une vraie question de santé publique", là où il est pratiqué à grande échelle. Il s'agit alors pour la puissance publique de protéger à la vie de l'enfant à naître