Edito bulletin CLV 99 "La mort ne l'emportera pas!"

 

La mort ne l’emportera pas !

 

Au moment même où j’écris ces quelques lignes, nos députés sont en train d’examiner le projet de loi de santé porté par Marisol Touraine. Parmi les mesures scandaleuses contenues dans celui-ci, la suppression du délai prévu de réflexion entre les deux rendez-vous médicaux préalables à un avortement. Rappelons que nos députés ont supprimé ce délai en amendant en commission le projet de loi dans la nuit du 18 au 19 mars... Ces derniers ont ainsi estimé que la vie d’un enfant dans le ventre de sa mère ne valait même pas 7 jours de réflexion avant de l’éliminer. Et pourtant, même pour l’achat d’un bien de consommation, un délai de réflexion et de rétractation est obligatoire !

La France, pays soi-disant des droits de l’homme, dont les dirigeants n’ont de cesse de créer de nouveaux droits en vue d’une soi-disant meilleure protection des citoyens, nous « protège » dans l’achat de notre portable ou de notre voiture, mais refuse de défendre celui qui est le plus faible, le plus fragile : l’enfant à naître. Plus insoutenable encore, il condamnera quiconque tentera de sauver ce dernier !

Comme je l’écrivais dans notre newsletter mensuelle, c’est donc un véritable vent de mort qui a soufflé ces dernières semaines sur l’Assemblée nationale. Mardi 17 mars, en effet, la proposition de loi Claeys-Leonetti avait également été adoptée, instaurant ainsi le droit à « une sédation profonde et continue jusqu’à la mort », autrement dit, un droit à l’euthanasie qui ne dit pas son nom. 34 députés seulement avaient voté contre ce texte.

Entre une loi pour choisir sa mort (légalisation de l’euthanasie), et une pour choisir la mort (légalisation de l’avortement), les gouvernements successifs nous ont prouvé qu’ils étaient décidément tous au service du même parti : le parti de la culture de mort ! La Vie est manipulée, contrôlée, décidée, arrêtée au gré des envies des uns et des autres et surtout, selon le bon vouloir de la « sacro-sainte liberté » de chacun, liberté aujourd’hui érigée en droit fondamental. Ma liberté a le droit de vie et de mort sur l’autre ou sur moi-même !

Malgré ce tsunami qui s’abat sur la France, je vous exhorte à ne pas vous décourager, à ne pas baisser les bras et à rester dans l’Espérance en continuant de semer et de promouvoir en tout et partout la Vie. Ceux qui entendent diriger notre pays pourront toujours continuer de légiférer sur la mort, celle-ci ne l’emportera jamais, car la Vie restera toujours au-dessus des lois et en cela elle est déjà victorieuse !

Cécile Edel

 

 

 

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