IVG : jamais assez !

Depuis deux ans, grâce à notre ancienne ministre de la santé, Marisol Touraine, nous sommes contraints, chaque 28 septembre, d’assister au pitoyable spectacle de célébrations, en grandes pompes, de LA journée mondiale pour le droit à l’avortement.

En 2015, Marisol Touraine avait ce jour-là, inauguré cet événement en créant un numéro vert d'appel pour informer les femmes sur l'IVG et s’était faite alors tatouer symboliquement le bras avec ce slogan datant des années 60 et devenu tellement « rétrograde » : « IVG, mon corps, mon choix, mon droit ! ».

Il fallait donc s‘y attendre, cette année encore, tradition oblige, nous avons dû supporter durant toute la journée, non seulement un déferlement de mensonges et une glorification outrancière de cet acte contre nature, mais également, les incessantes lamentations et multiples revendications de plusieurs associations militantes féministes, le Planning familial en tête. Ces associations soi-disant pour le bien (!) des femmes ne semblent visiblement toujours pas se satisfaire des 40 millions d'avortements annuels recensés par l'Organisation mondiale de la Santé et demandent des mesures plus importantes (retrait de l’objection de conscience des médecins en particulier), afin que l’accès à l’avortement soit encore davantage favorisé… L’avortement serait, bien entendu, comme tout le monde sait, l’aboutissement même de la vie d’une femme, le symbole d’une vie réussie ! Une femme en âge de procréer sur 3 qui a avorté en France, pour certains, cela n’est pas assez ! Il faudrait que toute femme vive cette « extraordinaire » expérience au moins une fois dans sa vie pour que nos pseudo-féministes soient enfin satisfaites ! Et encore…

Le quotidien La nouvelle République consacrait hier, une page entière aux doléances délirantes du Planning familial, de la Ligue des droits de l’Homme et des femmes solidaires, dont une des principales revendications est de supprimer tout délais pour l’IVG… IVG libre jusqu’à 9 mois… juste un pas de plus et c’est l’infanticide car, finalement, quelle différence ?

Parallèlement, le même collectif d'associations pro-avortement remettait, à l'issue d'une manifestation à Bruxelles, une pétition au Parlement européen pour exiger des gouvernements la mort des enfants à naître dans les pays où l’avortement est encore interdit ou très restreint : Malte, Irlande, Chypre, Pologne. La Délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes a accepté d’entendre au Palais Bourbon, lors d'une audition ouverte à la presse :

• Mmes Laurence Esterle et Emmanuelle Lhomme, coprésidentes de l'Association nationale des centres d'IVG et de contraception (ANCIC), et Mme Chantal Birman, membre du conseil d'administration de l'ANCIC et vice-présidente de l'Association nationale des sages-femmes orthogénistes (ANSFO) ;

• Mme Caroline Rehbi, coprésidente du Mouvement français pour le Planning familial, Mme Sarah Durocher, membre du bureau national du Planning familial.

L’objectif de toutes ces associations est, on ne peut plus, limpide : toujours plus d’avortements !

Pour celles-ci : des IVG, il n’y en a jamais assez ! En aucun cas, elles ne considèrent cet acte comme un drame, loin de là, et elles refusent catégoriquement de prendre en compte la réalité de celui-ci avec ses conséquences tragiques. Leur discours, et nous le savons que trop bien depuis trop longtemps, mais nous devons sans cesse le rappeler, n’est ni en vue du bien des femmes et des bébés, encore moins en vue du bien commun, il est purement idéologique et mortifère. Aucune politique de prévention n’est mise en place pour limiter le nombre d’avortements et pour considérer cet acte comme il se doit, c’est-à-dire un problème de santé publique. Ne nous y trompons pas, ni nos gouvernements successifs, ni les associations féministes ne considèrent l’avortement comme un drame, sinon ces dernières ne se plairaient pas à célébrer le droit de vivre ce drame. Ils ne sont en aucun cas pro-choix, comme ils se définissent, mais bel et bien pro-IVG et donc pro-mort. Ils sont déterminés et sans pitié, ne nous leurrons pas !

Chacun de nous doit mesurer pleinement ce que cela signifie, doit le réaliser profondément afin de mieux mener notre combat. Nous voulons simplement faire respecter la Vie, car nous sommes bel et bien, depuis plus de 40 ans, plongés au cœur d’une guerre, qui tait son nom, contre l’enfant à naître. Souvenons-nous de ce que Sun Tzu, dans L'art de la guerre, écrivait : « Connais ton ennemi et connais-toi toi-même; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux ( Article 3) . »

Cécile EDEL Présidente de Choisir la Vie

www.choisirlavie.fr

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