JOURNEE DE DEUIL : Vincent condamné à mourir de faim et de soif!

Communiqué de Cécile EDEL, présidente de Choisir la Vie

Le verdict a été rendu ce matin : pour ceux qui croyaient encore en une certaine justice, en une certaine conscience éclairée de ceux qui ont un si grand  pouvoir décisionnel… Il est tombé comme un couperet et le voile de l’obscurité a fini de recouvrir nos dernières espérances.

                  La CEDH a validé l’arrêt des soins pour Vincent Lambert !

La CEDH a estimé que laisser mourir de faim et de soif (La loi Léonetti depuis 2005 autorise en effet l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation du malade dans certaines situations) n’était pas contraire aux droits de l’Homme et ne violait pas le droit à la Vie de Vincent !

Suprême incohérence propre à la culture de mort : donner la mort n’est pas contraire au droit à la Vie! Enfin, osons-le dire: seulement pour certains êtres humains….Ceux dont la vie semble devenue « inutile », ceux dont l’état n’est pas conforme à une certaine vision que nous nous faisons de l’Homme, ceux qui sont sans voix, si fragiles qu’ils ne peuvent se défendre... N’avons-nous pas déjà connu dans notre Histoire, des exemples similaires de classements humains?

La CEDH, à travers cette décision, nous fait clairement comprendre qu’aujourd’hui, à partir du moment où une personne ne nous sert plus (voire qu’elle coûte cher à notre société) et que sa vie est estimée ne pas valoir la peine d’être vécue, alors celle-ci n’a plus aucun droit et ne mérite pas de vivre.

La Cour européenne des soi-disant « droits de l Homme » ne serait en fait qu’une cour européenne des droits des hommes valides, en bonne santé. Notre vision de l Homme est devenue tragiquement une vision utilitaire, mercantile.

Ainsi, lorsque la loi ne garantit plus la protection des plus faibles, plus aucun homme ne peut se sentir en sécurité.

Lorsque l’on se met à penser et à croire que parfois la mort vaut mieux que la Vie, que non seulement on peut choisir de se donner la mort, mais aussi de donner la mort à autrui, sans que cet acte ne soit pénalisé, alors la vie perd définitivement son caractère absolu.

Lorsque notre conscience est altérée au point de penser que c’est aimer l’autre que de vouloir le voir mort, alors toutes les barbaries rentrent dans le champ du possible, puisque la mort est bel et bien devenue une option, une option, élevée au même rang que la Vie.

Cette décision de la CEDH, au delà du cas tragique de Vincent et de ses proches, vers lesquels toutes mes pensées et mes prières sont orientées, est le symbole même de la victoire de la culture de mort, qui se répand sans état d’âme, transforme les mentalités jusqu’à semer le doute sur la nature même de la vie humaine, brouille les consciences et fait ériger des lois humaines qui ne servent plus la Vie, mais uniquement la Mort.

Tags: