Le scandale des infanticides néonataux

Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) a lancé une pétition à l’attention du Conseil de l’Europe afin qu’il condamne clairement les infanticides néonataux. L’ECLJ soulève ainsi une question essentielle. Dans plusieurs pays d’Europe, notamment où les avortements tardifs sont légaux, il arrive que des enfants naissent vivants après un avortement. Dans ces cas là, ils sont laissés agonisants ou bien tués. Ces situations dramatiques ont été révélées par les témoignages des personnels soignants.

L’ECLJ veut mettre le Conseil de l’Europe devant ses responsabilités. En janvier 2014, le député Angel Pintado a posé une question écrite au Comité des ministres du Conseil de l’Europe, dans laquelle il demandait de quelle manière le Conseil comptait faire respecter les droits au soin et à l’intégrité physique de ces enfants nés vivants. Dans la mesure où la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) reconnait le droit à la vie à partir de la naissance, ces enfants nés vivants devraient pouvoir bénéficier de ces droits. Dans l’incapacité de trouver un consensus, le Conseil des ministres n’a pas donné de réponse. A la suite de quoi,des ONG[1] ont demandé à être reçues par le Commissaire aux droits de l’homme, Nils Muižnieks, qui avait interdit en janvier dernier les avortements selon le sexe de l’enfant à naître. Cependant il a éconduit les quatre ONG, se déclarant incompétent sur le sujet.

Le Conseil de l’Europe n’a-t-il vraiment rien à dire face aux infanticides néonataux? Pourquoi ignore-t-il la violation flagrante faite à la Convention européenne des droits de l’homme?

Pour Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur de l’ECLJ à l’origine de la pétition :« cet aveuglement volontaire est en réalité le prix à payer au dogme de l’avortement et de l’eugénisme. »[2]

Pour ouvrir les yeux de nos dirigeants, engageons-nous :

[1] Le Bureau international catholique de l’enfance (BICE), l’Union mondiale des organisations féminines catholiques (UMOFC), la fédération des associations familiales catholique en Europe (FAFCE) et le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ).

[2] Dans une interview pour le site genethique.org, le 27 novembre 2014 (lire l’interview)

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