Pas de clause de conscience pour les pharmaciens.

En Gironde, Bruno Pichon, un pharmacien a été suspendu pour avoir refusé de vendre des contraceptifs.

Il a reçu une interdiction provisoire (une semaine) d’exercer; l’affaire a été révélée par le Planning familial de Gironde.

Ayant refusé de vendre un stérilet, précisant que celui-ci pouvait avoir un effet abortif, il en a appelé à la clause de conscience. Pierre Berguerie, président du conseil régional de l'Ordre des Pharmaciens d'Aquitaine, explique que les pharmaciens - au contraire des médecins - ne disposent pas de cette fameuse «clause de conscience». Ils sont donc dans l'obligation de vendre les produits prescrits par un médecin.

Selon l'article R. 4235-6 du code de déontologie des pharmaciens, ces dernier «doivent faire preuve du même dévouement envers toutes les personnes qui ont recours à leur art

». Ce même pharmacien girondin avait été condamné pour refus de distribution de contraceptifs en novembre 1995 et en première instance. Il avait alors épuisé, sans succès, toutes les procédures auprès de la Cour d’appel, de la Cour de cassation et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Pour les pharmaciens, les problèmes posés sont parfois graves : jusqu’à quel point peuvent-ils coopérer ?

Les éditions de l’Homme nouveau ,en mai 2011 publiait un livre collectif dirigé par Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, intitulé Pharmaciens hors-la-loi, abordant ces différents aspects de l’objection de conscience des pharmaciens.

source:http://http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/03/17/01016-20160317ARTFIG00214-gironde-un-pharmacien-suspendu-pour-avoir-refuse-de-vendre-des-contraceptifs.php

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