"Peut on exiger une quelconque cohérence au sein de la culture de mort?"

 

ALERTE : IVG : Un rapport d’information préconisant des mesures pour « toujours plus » d'avortements !

 

Mercredi 18 février, dans un rapport d’information, la délégation aux droits des femmes à l'Assemblée nationale a préconisé une série de mesures pour améliorer l’accès à l’avortement et, en particulier, a recommandé la suppression du délai de réflexion obligatoire de sept jours avant un avortement ainsi que la clause de conscience des médecins.

Rappelons que le 21 janvier 2014, la notion de « détresse »  avait déjà été supprimée de la loi du 17 janvier 1975 et avait été remplacée par "le droit des femmes à choisir ou non de poursuivre une grossesse".

Choisir la Vie, en organisant la Marche pour la Vie, s‘était d’ailleurs alors fortement mobilisée contre cette mesure contribuant à faire passer l’avortement, d’une exception à un véritable droit.

Ce rapport d’information remis par cette délégation de « féministes pro-mort » est malheureusement inscrit dans l’étude du projet de loi Santé qui sera examiné au printemps.

Auditionnée par la délégation le 10 février, le ministre de la santé Marisol Touraine n’a pas fermé la porte à cette suppression du délai obligatoire de réflexion. « Peut-être aurons-nous des discussions là-dessus. À titre personnel, j’entends assez bien cette observation », a-t-elle indiqué.

À ce jour, toute femme souhaitant avorter doit d’abord consulter un médecin puis patienter une semaine avant de retourner voir ce praticien pour qu’il lui délivre une attestation lui permettant de recourir à une IVG.

Les partisans du « toujours plus d’avortements » ne savent décidément plus quoi inventer et, pour justifier de cette mesure, vont même jusqu’à avancer l’argument du respect de la décision de la femme …comme si pour décider la femme justement n avait pas besoin de temps de réflexion !

« C'est une question de principe et de commodité ! », explique même Catherine Coutelle, députée PS et présidente de la délégation aux droits des femmes à l'Assemblée nationale. Une question de principe ? Déroutant… lorsqu il s’agit de la mort d un enfant !

Comment faire un choix, être libre si justement on ne nous laisse pas la possibilité de réfléchir à nos actes, en connaitre les conséquences ? Les féministes ne peuvent pas, d’une part, demander la liberté totale de la femme (liberté pouvant même aller jusqu à prendre la décision de tuer son enfant !) et d’autre part, refuser de donner à celle-ci les moyens d exercer sa liberté.

Mais peut on exiger une quelconque cohérence au sein de la culture de mort ?

Face à ce déchainement de la culture de mort, il est devenu primordial que chacun  d’entre nous puisse témoigner dès qu’il le peut, à sa mesure,  auprès de son entourage, dans son lieu de travail, au sein de ses associations, de la dignité de tout être humain de la conception à sa mort naturelle. C est une question de survie de notre humanité.

Cécile EDEL

Présidente de Choisir la Vie

 

 

 

 

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