Retour sur la Marche pour la Vie belge

Les Jeunes pour la Vie belges avaient rassemblé une centaine de personnes pour une veillée de prière samedi 30 mars dans l’église Ste Catherine de la capitale belge.

Dimanche 31 mars 2019, le RDV pour le départ de la marche était sur la colline du Palais de Justice (autrefois lieu d’exécution des pires criminels). Il s’agissait de défendre tous les innocents qui, de nos jours, sont tués sans procès dans le ventre de leur propre mère. Ainsi que tous ceux qui, malades, âgés, déclarés inutiles, ne sont plus aimés et entourés par des personnes persuadées de la valeur intrinsèque de toute vie humaine à tous ses stades. En Belgique, l’euthanasie a été élargie aux enfants mineurs. Pour allier la marche à l’action concrète, les participants pouvaient déposer à destination d’une Maison maternelle des vêtements de grossesse et du matériel de puériculture. Les 2.000 défenseurs de la vie humaine ont porté une rose blanche et certains une petite pancarte pour marcher à travers la ville haute pendant deux heures en silence, en hommage aux victimes des atteintes à la vie humaine. Une dizaine de responsables d’associations pro-vie de divers pays et notamment des Français s’étaient déplacés. Choisir la Vie était représentée par sa déléguée. Les 120 contre-manifestants n’ont pas pu approcher le cortège. Voici un résumé des interventions et témoignages, entrecoupés par des chants pro-vie, après le retour devant le Palais de Justice : La Canadienne anglophone Denise Mountenay, violée à 13 ans et ayant subi deux avortements dans les années qui ont suivi, s’est convertie et mariée à 30 ans et est devenue maman d’un fils. Elle a exprimé sa peine terrible après l’arrêt de la vie de ses premiers enfants, mais aussi la joie immense de la maternité et de la paternité, qui sont les plus beaux cadeaux sur terre. Elle a fondé deux associations pro-vie au Canada et écrit un livre sur l’impact de l’avortement. L’Américain Joseph Meaney a apporté le soutien de la plus grande association pro-vie dans le monde, Human Life International, présente dans une centaine de pays sur les cinq continents. Il a appelé à défendre l’objection de conscience du personnel médical et la dignité humaine sans exception et à prodiguer de l’amour et des soins aux plus faibles. Une jeune femme, qui a avorté contre son gré sous la pression de tout son entourage, a perdu en l’espace de quinze jours, son bébé, son compagnon et sa mère, qui l’a jetée dehors sous prétexte qu’elle aurait « avorté trop tard ». Un bébé trisomique, adopté comme sixième enfant, a été au centre du témoignage de sa sœur aînée. Celle-ci a raconté comment cette petite sœur sensible et affectueuse a fait grandir les liens d’amour et d’unité à l’intérieur de la famille. En acceptant petit à petit sa propre fragilité, chacun a appris à compter sur les autres, comme le fait la petite trisomique. Le Dr Timothy Devos, à l’origine de l’initiative citoyenne Euthanasie STOP et du livre L’euthanasie : l’envers du décor, a appelé à soulager et à consoler toute personne avec un profond respect. En conclusion, la présidente de la marche belge, Elisabeth Théry, a lancé: « Travaillons tous là où nous sommes pour la culture de la vie ! » et annoncé la date de la prochaine Marche pour la Vie à Bruxelles, dimanche 26 avril 2020. Avant, il faudra choisir des candidats pro-vie aux élections ! Souhaitons que les Européens se mobilisent plus. Que les deux millions d’Argentins, qui ont manifesté pour la vie dans les grandes villes de leur pays le 24 mars, nous servent d’exemple. 

Angelika de Poncharra, déléguée de Choisir la Vie pour l’étranger

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