scandaleux: Dr BONNEMAISON acquitté!

 

Alors que Vincent Lambert, inoncent, est condamné à mort par la Conseil d'Etat, le Dr Bonnemaison, coupable, est acquitté! La loi des hommes, par ces deux decisions, a décidé d'inverser les valeurs du Bien et du Mal.

 

Source Les échos "L’urgentiste, poursuivi pour avoir abrégé la vie de sept malades en phase terminale, a été acquitté mercredi de l’ensemble des faits par la Cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau.Le docteur Bonnemaison « a été acquitté de la totalité des faits » qui lui étaient reprochés, a déclaré le président Michel le Maître à l’issue d'environ quatre heures de délibéré.

La cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques, qui s’était retirée à 9h15 pour délibérer, a répondu négativement aux quatorze questions posées. La première, pour savoir si le Dr Bonnemaison était ou non coupable d’avoir « volontairement attenté à la vie [...] par l’emploi ou l’administration de substances de nature à entraîner la mort ». La seconde, liée à une éventuelle circonstance aggravante, pour savoir si le patient était au moment des faits, « particulièrement vulnérable en raison de son état physique », et si le Dr Bonnemaison était conscient de cette vulnérabilité.

La Cour et les jurés ont estimé que le Dr Bonnemaison avait agi aux prises, dans son unité hospitalière, avec un « contexte spécifique » de patients âgés dont les traitements avaient été arrêtés, et que même s'il n'avait informé ni soignants ni familles de ses actes, « il n'est pas démontré qu'en procédant à ces injections, il avait l'intention de donner la mort aux patients, au sens de l'article 221-5 du Code pénal ». S’agissant de l’emploi du curare par le Dr Bonnemaison pour certains de ces patients, la Cour a constaté que son usage était « controversé », mais a relevé aussi « que l’intention homicide du praticien n’était pas établie ».

L’annonce a fait se dessiner un léger sourire sur le visage du médecin, main dans la main avec un de ses avocats, et a provoqué un tonnerre d’applaudissements dans la salle.

« J’ai agi en médecin »« J’ai agi en médecin comme je le conçois [...] jusqu’au bout du bout », déclarait encore mercredi devant la Cour d’assises de Pau l’urgentiste, jugé pour sept « empoisonnements » de patients en fin de vie, avant que les jurés ne se retirent pour délibérer. « J’estime que cela fait partie du devoir du médecin d’accompagner ses patients jusqu’au bout du bout », avait-il ajouté lors de son adresse à la Cour, mercredi pendant quelques minutes. S’exprimant d’une voix posée et assez calme, à peine hachée, a dit à qui allaient ses pensées au moment du verdict : d’abord aux patients décédés, « qui me hantent le jour, la nuit », à leurs familles, qu’il n’a pas eu le droit de rencontrer depuis trois ans. « Mais je serai toujours à leur disposition s’ils veulent me parler ». Il a ensuite déclaré avoir une pensée pour le personnel soignant de l’hôpital de Bayonne qui l’avait dénoncé, leur disant que « l’heure est à l’apaisement ». Et qu’il est, aussi, à leur disposition pour reparler de tout cela. Enfin il a remercié ceux qui le soutiennent depuis trois ans, tout particulièrement son épouse Julie, dont il a salué « tout le courage et la détermination ».

« Obliger les politiques à aller plus loin »

A l’issue de onze jours d’audience au cours desquels l’euthanasie a été au centre des débats, l’avocat général, Marc Mariée, n’avait requis que cinq ans de prison avec sursis et n’avait pas demandé d’interdiction d’exercer la médecine. « Non, vous n’êtes pas un assassin », avait déclaré le représentant de l’accusation, tout en estimant qu’il avait violé la loi, abrégeant la vie pour abréger la souffrance, car « la loi interdit de tuer ».

Les avocats de l’urgentiste ont salué cette décision, estimant que son acquittement était une décision « énorme » qui obligerait les politiques à « aller plus vite » dans l’adaptation de la législation en matière de fin de vie. « Il faut aller vers l’apaisement. Il n’y a ni héros ni martyr », a estimé Me Benoît Ducos-Ader, tandis que son confrère Me Arnaud Dupin évoquait le « soulagement » du docteur. Quant à l’intéressé, il a quitté le Palais de justice par une sortie latérale, sans un mot à la presse."

 

 

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