Septième Marche pour la Vie à Rome (samedi 20 mai 2017)

Sous la devise « Pour la vie sans compromis ! », la septième grande manifestation pro-vie a rassemblé des milliers de personnes dans le centre de Rome.

Samedi 20 mai à midi, une messe d'envoi a été célébrée dans la basilique Saint Vital. La foule s'est rassemblée à 15 h sur la Piazza della Repubblica, devant l'église Ste. Marie des Anges et des Martyrs, construite sous des voûtes des thermes de l'empereur Dioclétien, élevés par 40 000 chrétiens condamnés aux travaux forcés. Les fortes pluies orageuses de la matinée avaient cédé la place à un soleil radieux. En tête du cortège multicolore et bon enfant marchaient Raymond Leo Cardinal Burke, l'archevêque Carlo Maria Viganò, ancien nonce apostolique aux USA, Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d'Astana au Kazakhstan, et Mgr R. Michael Schmitz, vicaire général de l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, entourés par une vingtaine de prêtres et de séminaristes de cet Institut. Le défilé, composé de familles, jeunes, groupes paroissiaux ou de prière, prêtres, séminaristes étudiants à Rome, religieuses, élèves d'écoles catholiques, a suivi l'animée Via Cavour jusqu'à la Piazza Venezia. Des délégations d'associations pro-vie d'une vingtaine de pays participaient à la marche, et je n'ai pas vu d'opposants.

L'ambiance était chaleureuse, la joie de vivre s'exprimait par des paroles et des chants, accompagnés par quelques instruments, mais le rosaire était également récité par-ci, par-là pour toutes les personnes en charge d'une vie humaine. Quelques marcheurs lançaient des slogans dans un microphone, comme « Avortement, divorce, viol, pornographie, euthanasie - assez en Italie de la franc-maçonnerie ! » - « La vie vient de Dieu, l'avortement est contre Dieu ! » - « Il y en a assez des lois sataniques ! » - « La vie est un droit, la mort donnée est un crime ! » - « Vivent Jésus et Marie, et vive le Christ Roi ! » Un podium attendait les marcheurs à 17 h à côté de la Piazza Venezia, où les organisateurs, organisés en un Comité présidé par Virginia Coda Nunziante, avaient invité, sous la devise « Vive la vie », des orateurs passionnants.

Plusieurs femmes ont témoigné de l'indicible souffrance pour leur âme et leur corps et de l'immense solitude après un avortement contraint, mais aussi de l'amour inconditionnel de Dieu et du pardon offert, surtout après l'acceptation d'une nouvelle grossesse. Des vidéos clips sur écran géant ont montré de superbes images d'embryons et des extraits de récentes marches pro-vie dans le monde entier, de Paris jusqu'en Australie. Un entrepreneur italien, évoquant la natalité occidentale en danger, a appelé à donner la priorité à la maternité, à la paternité et à la vie, qui est la plus belle chose au monde. Un jeune handicapé, sorti du coma après un accident de la route, a appelé au refus de l'euthanasie et remercié Dieu de l'avoir conservé en vie. Stéphane Mercier, chargé de cours de philosophie, récemment limogé de l'Université « catholique » de Louvain en Belgique pour un cours dénonçant le crime de l'avortement, et remplacé par une féministe adepte de la théorie du « gender », a exhorté la foule à toujours défendre la vérité et à ne jamais participer aux œuvres des ténèbres, car le Jugement dernier n'aura pas lieu devant des supérieurs, mais devant Dieu en personne.

Le témoignage le plus bouleversant était celui de Gianna Jessen, rescapée de l'avortement salin qui devait la tuer et pleine d'enthousiasme, malgré quelques séquelles. Elle a rappelé que nous sommes tous faits à l'image de Dieu, que les jeunes gens doivent être courageux et fidèles et défendre leur femme et leurs enfants et qu'aucun médecin ne peut prédire avec certitude l'évolution d'une maladie ou d'un handicap. À tous les jeunes, Gianna a lancé : « Gardez la chasteté et honorez le lit nuptial ! » et « Parlez à Jésus de vos problèmes pour être libérés! » La présidente de la marche italienne, Virginia Coda Nunziante, a ensuite transmis le soutien et la bénédiction du pape François aux participants, a rappelé que l'avortement est un homicide, tout comme l'euthanasie, car la vie n'appartient qu'à Dieu Créateur. Lucie de Fatima avait annoncé que « la bataille finale sera livré contre le mariage et la famille », il faut donc changer les mauvaises lois et les mentalités égoïstes pour défendre la vie, protéger l'enfant et le faible et sauver les nations !

Angelika de Poncharra,  Déléguée aux relations avec les étrangers pour CHOISIR LA VIE         

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