Tribune de Cécile Edel

"C’est le droit à la Vie par, l’article 16 du code civil, qui est garanti par la loi"

"Dans une heure exactement aura lieu au cœur de l’hémicycle, le débat sur les amendements concernant l'avortement au sein du projet de loi sur l'égalité Hommes/ Femmes. 
Dimanche dernier,  la Marche pour la Vie a permis de briser la loi du silence entourant le vote de ces amendements que le gouvernement souhaitait faire passer en catimini. Lors de cette marche, ont été largement dénoncées les manœuvres de notre gouvernement pour faire de l'avortement un véritable droit et faire taire tous ceux qui tenteraient de s' y opposer. 
Dès le lendemain, la réponse de Nadjat Belkacem à notre mobilisation ne se fit pas attendre. Dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, elle n'hésita pas à prononcer un discours complètement idéologique et indigne d’un ministre. Son discours fut non seulement scandaleux par sa forme menaçante vis-à-vis des défenseurs de la Vie qui oseraient encore remettre en question l'avortement, mais aussi par son fond totalement erroné. 

Ainsi ose t-elle, avec une aplomb ahurissant, affirmer que "le texte de la loi Veil a inscrit la liberté de la femmes à disposer de son corps" ( "ce texte n’est ni à débattre ni à négocier " ajoute-t-elle). 
D’autre part, elle affirme : "le droit à l’IVG, nous l'avons construit ensemble et il fait partie de notre patrimoine commun"" toutes tentatives de remises en cause de ce droit fondamental se heurteront à la poigne de l'état de droit." 

Madame Belkacem prend visiblement ses rêves pour des réalités! Jamais en effet, en France, contrairement à ce que l'on tente de nous faire croire, l'avortement fut un droit et encore moins un droit fondamental ! C’est le droit à la Vie par, l’article 16 du code civil, qui est garanti par la loi. La loi de 1975 a introduit l'avortement comme une exception. 

De même, jamais la loi de 1975 n a parlé d' une  quelconque liberté de la femme à disposer de son corps! Faut-il préciser à Madame Belkacem, qui, en tant que femme ne devrait pourtant pas l’ignorer, qu’en aucun cas l'enfant dans le sein de sa mère EST le corps de sa mère?
Nous ne remettons pas en cause le fait que la femme puisse disposer de son corps (nous sommes au moins d’accord la dessus!) mais il est illégitime que celle-ci puisse librement disposer du corps de son enfant et de la vie de celui-ci, sous prétexte qu’il est son" locataire».

Inscrire dans notre loi française que la liberté de la femme est première devant le principe fondamental du respect de la vie est un changement majeur et d'une extrême gravité car il ouvrira la voie à toutes les dérives possibles. 
L'avortement restera toujours quoiqu'en dise Madame Belkacem, un acte qui arrête un cœur qui bat mais cette vérité fait si peur que tous ceux qui tentent de la proclamer seront dorénavant bâillonnés ! Bienvenue au sein de la nouvelle dictature française !"

Cécile Edel
Présidente de CHOISIR LA VIE, association co organisatrice de LA MARCHE POUR LA VIE

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